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articles divers
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Le Monde, Octobre 98, chronique disques.
EELS
Electro-shock Blues
Les chansons dépressives de Beautiful Freak, premier album de Eels, séduisaient
à force de trouvailles dynamiques, de jeux décalés entre
l'instrumentation rock et les samples, de mélodies accrocheuses (pas
toutes exemples de facilité). Dans Electro-shock Blues, E le leader
neurasthénique des "anguilles" de Los Angeles, plonge les mains
dans le cambouis existentiel. Le suicide de sa soeur, le cancer de sa mère,
la dépression d'un copain et quelques enterrements divers fournissent la
matière première d'un disque qui finit par souffrir de cette
complaisance morbide. D'autant plus que la première moitié (à
l'exception de l'envoûtant Elfi's God) reproduit la trame de Beautiful
Freak sans en retrouver la vivacité d'inspiration. Il faut attendre les
cinq derniers titres pour que le chanteur repeigne son spleen de couleurs
inédites. Adoptant soudain une texture accoustique, il flirte joliment
avec les Beatles (Climbing to the Moon), la légèreté romantique de
Belle & Sebastian (Dead of Winter) et l'innocence d'une enfance
perdue.
Stéphane Davet
*1 CD Dreamwork DRD 50052
Distribué par Universal
??? Chronique de Beautiful Freak ???
Beautiful Freak - Eels
Il y a surement
quelque chose de nouveau dans le premier single de Eels "Novocaine
For The Soul" qui oscille entre glockenspiel et grosses guitares
rock.
Ce groupe de LA se révèle être capable d'exploiter des gros sons, ce
qui n'étreint pas la qualité d'écriture, jamais plus mis en évidence
que sur un Manchild, une déroutante ballade romantique. Un autre standart
est Susan's House, un évident portrait de la société dans laquelle ils
oscillent entre un studieux hip-hop et un style Hill Street Blues (ndlr:
?) orné de piano éléctrique et de cordes.
De même, la
combinaison de simples mélodies et d'air sarcastique dans Guest List
tient de Neil Young, pendant que Mental utilise un refrain tapageur et un
jeu de guitares divertissant et désordonné qui frappe dans quelque chose
qui porte vraiment bien son titre. Un excellent album.
Chronique quebecoise du
second album de Eels dans le magazine L'Actualité.
Il se targue
d'approcher la création musicale du même angle que les Beatles! Rien de
moins. Quoi qu'il en soit, ce groupe américain sonne on ne peut plus
british. La voix du
chanteur ne passera pas à l'histoire. Moindre mal, car musicalement, le
groupe est
sublimement créatif et captivant. Pensez vieux Pink Floyd, Procol Harum,
Stones et
Donovan. Maintenant, ajoutez une bonne dose de fin de millénaire et un
enrobage à la
Beck. Un mélange délicieux. Les mélodies sont accrocheuses, les
arrangements,
surprenants et rafraîchissants. Plutôt sombre et un peu «fucké», mais
si vous aimez
Beck...
Loue
Tremblay
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